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Personnage
historique XIIème siècle
Nom: Gianelli
Prénom: Blanche
Histoire: Blanche est née à Gênes aux
environs de 1178.
Fille de loueur de bâteaux et soeur d'un marchand de
15 ans plus vieux qu'elle, qui fait souvent des voyages entre
orient et occident.
Elle passe 11 ans à Gênes (jusqu'en 1189) où
elle est élevée par sa mère dans l'aisance
et la richesse. Elle est nommée Blanche (Blanchia en
latin) à cause de la blancheur de ses cheveux lorsqu'elle
est née qui ont foncés en grandissant.
Là, Blanche y apprend le tissage et l'utilisation des
produits orientaux en regardant les esclaves devenus domestiques
de la maison. Passionnée par les récits de son
frère sur les pays d'orient, elle ne rêve que
d'une chose, s'y rendre.
Pourtant en 1189 elle est envoyée dans la ville de
Grasse, qui a signé un traité commercial avec
Gênes
Elle s'y rend pour parfaire son apprentissage du tissage,
y apprendre le filage et la teinture avec une lointaine parente.
A cette époque Grasse est la ville de la tannerie et
des peaux. Elle goûte donc au travail du cuir. Elle
reste trois ans à Grasse puis monte vers Paris en 1192.
En chemin elle rencontre une troupe de voyageurs et demande
à faire du chemin avec eux voyant des personnes ouvertes
et pour certaines venues d'orient. C'est avec une soif de
savoir qu'elle suit à présent cette troupe,
harcelant les orientaux de lui faire découvrir l'histoire
et les richesses de ses pays.
Compétences:
- Harpe
- Tissage
- Filage
- Teinture
- Connaissances sur les cosmétiques orientaux et utilisations
au XII
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La
Sirène Médiévale
Les marins gardent toujours l’idée d’une
déesse de la mer. Elle survit sous des vocables aussi
divers que néréide, mermaid, charybde ou grande
naufrageuse, gwrac’h ou dahud, fée ou sorcière
des houles, morgane, mari-morgane ou encore mari vorgan qui
attirait, séduisait et entraînait les hommes
au fond de leur royaume sous-marin.
Dans l’ornementation de l'art roman et gothique, la
sirène signale la présence de forces telluriques,
le plus souvent l’existence d’un courant aquatique
souterrain.
Dans la littérature cléricale, la sirène
médiévale renvoie à l’image d’une
tentation voluptueuse à laquelle il convient de résister.
Comme illustration, voici ce qu'écrit, vers 1210, Guillaume
le Clerc dans son Bestiaire Divin.
« … La sirène, qui chante d'une voix si
belle qu'elle ensorcelle les hommes par son chant, enseigne
à ceux qui doivent naviguer à travers ce
monde qu'il leur est nécessaire de s'amender. Nous
autres, qui traversons ce monde, sommes trompés par
une musique comparable, par la gloire, par les plaisirs du
monde, qui nous conduisent à la mort. Une fois que
nous sommes habitués au plaisir, à la luxure,
au bien-être du corps, à la gloutonnerie et à
l'ivresse, à la jouissance des biens du monde et à
la richesse, à la fréquentation des dames et
aux chevaux bien nourris, à la magnificence des étoffes
somptueuses, nous sommes sans cesse attirés de
ce côté, il nous tarde d'y parvenir, nous nous
attardons dans ces lieux si longtemps que, malgré
nous, nous nous y endormons; alors, la sirène nous
tue, c'est-à-dire le Diable, qui nous a conduit en
ces lieux, et qui nous fait plonger si profond dans les vices
qu'il nous enferme entièrement dans ses filets. Alors,
il nous assaille; alors, il s'élance sur nous et il
nous tue, nous transperce le cœur, tout comme agissent
les sirènes avec les marins qui parcourent les mers.
Mais il existe plus d'un marin qui sait prendre garde à
elles et reste aux aguets : tandis qu'il fait voile à
travers la mer, il se bouche les oreilles, afin de ne pas
entendre le chant trompeur. C'est ainsi que doit faire le
sage qui passe à travers le monde : il doit demeurer
chaste et pur, et se boucher les oreilles, afin de ne pas
entendre prononcer des paroles qui puissent le conduire au
péché. Et c'est ainsi que bien des hommes parviennent
à se protéger : ils empêchent leurs yeux
et leurs oreilles d'entendre et de contempler les plaisirs
et les choses mauvaises par lesquels bien des hommes se laissent
tromper. »
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